Magique, chimique, naturel, risqué…
L’autobronzant, comme ça marche ?

Comment une simple crème se révèle-t-elle capable de nous faire bronzer 5 jours non stop, en résistant à l’eau et sans aucun danger ? Pas si magique que ça ! Chimique ? Naturel ? Inoffensif ? On fait le point…

Autobronzant : comment agit-il sur la peau ?

La peau se compose de trois couches. Au plus profond, l’hypoderme, puis le derme et enfin, à sa surface, l’épiderme. Extrêmement fin (moins de 0.01 mm), c’est lui qui va brunir sous l’action de l’autobronzant.

>> Lire : Les trois couches de la peau

La DHA, principe actif naturel de l'autobronzant

La DHA, ou dihydroxyacétone, est le principe actif qui va caraméliser la peau. Malgré son nom barbare, la DHA est un dérivé du sucre, naturellement présent dans notre organisme.

>> Lire : Les composants actifs, la DHA, principe actif naturel

Autobronzant : combien de temps pour voir apparaître le bronzage ?

Une fois appliqué, le hâle n’est pas immédiat. Il faut patienter trois heures d’abord, sans contact avec l’eau, pour une première prise uniforme. Puis, le brunissement continue à monter dans les 24 heures qui suivent, jusqu’à sa coloration définitive.

>> Lire : Apparition du bronzage

Autobronzant : que se passe-t-il dans les couches de l'épiderme ?

Contrairement au bronzage naturel, le bronzage artificiel s’atténue rapidement, après 4 ou 5 jours. Comment, pourquoi ?

>> Lire : Durée du hâle

Autobronzant : comment le choisir ?

Chaque formule autobronzante a ses caractéristiques ; hydratant, teinté, en huile, spécial visage, spécial jambes, en gélules, en lingettes… Mais avant la texture ou le packaging, c’est le taux de DHA qui doit déterminer notre choix. Light ou concentré, comment choisir ?

>> Lire : Comment choisir son autobronzant

Autobronzant : quels risques ?

Si le soleil est impitoyable pour la peau et la santé, responsable de presque 80’000 cas de cancers cutanés chaque année, l’autobronzant est parfaitement inoffensif.

>> Lire : Les risques

LES TROIS COUCHES DE LA PEAU

Les trois couches de la peau : comment agit l'autobronzant ?

La peau se compose de trois couches. Dans l’ordre, de la plus profonde à la plus superficielle :

– l’hypoderme, la base de notre système cutané qui contient notre tissu adipeux.

– le derme : 2 mm d’épaisseur. Parcouru d’une multitude de vaisseaux, il est le siège des glandes sébacées, sudorales et follicules pileux.

– l’épiderme, à la surface de la peau. Très fin (0,05 à 0,1 mm), il se compose de quatre couches correspondant à l’évolution des cellules ; les naissantes tout en bas (couche basale), les jeunes ensuite (couche épineuse), puis les adultes (couche granuleuse) et enfin les cellules mortes (couche cornée). Ainsi, vous aurez compris que la peau “visible” est en réalité un cimetière de cellules composées de kératine dure (la “corne”) et reliées entre elles par un “mortier”, la substance intercellulaire qui assure le rôle de barrière de la peau. Suivant leur évolution naturelle, les cellules mortes vont finir par progressivement “tomber”, c’est la desquamation.

C’est donc l’épiderme, et en particulier sa fine couche cornée, qui nous intéresse dans notre processus d’auto-bronzage de la peau.

COMPOSANTS ACTIFS : LA DHA, PRINCIPE ACTIF NATUREL

Depuis le premier autobronzant, dans les années 1950, la formule reste inchangée. Tous les produits autobronzants, y compris naturels et bios, intègrent de la DHA ou dihydroxyacétone, soit des hydrates de carbone, un dérivé du sucre, naturellement présents dans notre métabolisme et donc sans nocivité.

Depuis la fin des années 1990, la DHA est généralement combinée à l’érythrulose, un autre dérivé de sucre, qui confère une teinte plus rougeâtre. C’est grâce à elle que l’autobronzant nouvelle génération ne bronze plus “carotte”, mais aussi à cause d’elle que la teinte est plus longue à apparaître.

Le saviez-vous ?

Ne laissez jamais votre tube d’auto-bronzant en plein soleil qui pourra, en libérant de faibles doses de formaldéhyde, devenir allergène et nocif.

Comment agit l'autobronzant ?

Par réaction chimique, la DHA se fixe aux cellules et, en entrant en contact avec les acides aminés, provoque le brunissement de la couche cornée. C’est exactement le même processus que lorsqu’un poulet rôtit au four, également appelé “réaction de Maillard”.

Ainsi, plus le taux de DHA est élevé, plus le bronzage est soutenu. Les formules auto-bronzantes proposent des taux de DHA qui varient entre 1% (hâle très léger) à 8% (hâle soutenu), à choisir en fonction de la teinte naturelle de sa peau (claire ou mate) et de la saison (hiver ou été).

APPARITION DU BRONZAGE

Autobronzant : combien de temps pour voir apparaître le bronzage ?

Le bronzage artificiel apparaît progressivement. Certaines formules promettent un hâle express en une poignée d’heures, mais en règle générale, il faut attendre 24 heures pour observer les résultats définitifs.

Astuce

L’auto-bronzant, surtout lorsqu’il ne contient pas d’actifs hydratants spécifiques, assèche la peau. Après 6 heures d’application, la peau tiraille, devient inconfortable, en particulier celle du visage. C’est à ce moment qu’on se cocoone dans une crème bien hydratante, visage et corps. N’attendez pas 24 heures pour le faire si vous ressentez une sécheresse : il n’y aucune conséquence sur la”prise” du hâle passé ce court délai. Et le teint vous dira merci ; il sera plus éclatant, durera plus longtemps et tiendra mieux.

Durant ces 24 heures, le bronzage continue à grimper. On observe donc une période de 3 heures minimum “sèches” (pas de lavage des mains, pas de fond de teint, poudre, blush ni crème hydratante…) pour permettre à la formule une imprégnation uniforme et optimale.

A contrario, celles qui souhaitent un hâle plus discret n’hésiteront pas à appliquer une crème hydratante juste avant l’application de l’auto-bronzant pour estomper le brunissement. On peut aussi mélanger l’auto-bronzant à sa crème habituelle pour une teinte plus subtile, qui se rapprochera d’un effet “bonne mine”.

DURÉE DU HÂLE

Autobronzant : que se passe-t-il dans les couches de l'épiderme ?

Pour comprendre la durée limitée d’une peau bronzée artificiellement à la DHA, revenons à notre couches cutanées. C’est dans la couche superficielle, l’épiderme, que se déroule le processus de brunissement. Plus précisément à la surface de la peau, au sein de la couche cornée.

Nous nous apprêtons ainsi à bronzer artificiellement des cellules mortes, qui finiront irrémédiablement par s’en aller. On en perd chaque minute… 40’000 ! Soit l’équivalent de 10 grammes de cellules mortes chaque jour.

Et le bronzage naturel ?

C’est aussi dans l’épiderme (couche supérieure de la peau) que s’opère le processus de bronzage naturel, mais dans ses couches plus profondes, à la surface de la couche basale (les cellules naissantes), à la jonction entre l’épiderme et le derme (la deuxième couche). Ce qui explique pourquoi ce bronzage-là dure plus longtemps que l’auto-bronzant. Ce sont les mélanocytes, imbriqués aux cellules, qui libèrent de la mélanine lorsqu’ils sont exposés au soleil. Résultat : les cellules brunissent pour se protéger de l’agression des rayons ; la peau bronze naturellement.

On comprend alors aisément pourquoi il est important de bien préparer sa peau avant l’application de l’autobronzant, en exfoliant la couche cornée qui éliminera les cellules mortes sur le point de tomber. C’est aussi pour cette raison que le bronzage artificiel s’estompera rapidement et que sa teinte halée n’excédera pas 5 à 6 jours.

COMMENT CHOISIR SON AUTOBRONZANT ?

Autobronzant : comment le choisir ?

Il y a les addicts au bronzage intensif, les timides fans de la discrète touch mielleuse, les peaux sèches, les peaux grasses, les pressées, les maladroites, les “pros”, les peaux matures, … À chaque profil, son autobronzant.

En règle générale, c’est surtout le taux de DHA (le principe actif) qui doit définir votre choix. Pendant longtemps, ce taux était homogène dans toutes les formules. Aujourd’hui, les marques distinguent généralement les peaux claires des peaux foncées, adaptant la proportion de DHA en fonction des profils.

Pour les peaux claires ou en période hivernale : un taux de DHA faible (3%)

Le DHA, c’est le principe actif du produit qui assure le hâle. Son taux varie selon les formules entre 1% et 8%. Les peaux claires choisiront une proportion qui ne dépasse par les 3%. Et en hiver, on s’interdit une formule plus concentrée pour garder un teint naturel.

Pour les peaux mates ou déjà bronzées et en période estivale : 5% à 8%

Envie d’un hâle plus soutenu ? On passe aux formules contenant 5% de DHA, jusqu’à 8% pour les plus audacieuses (ou les plus bronzées). En plein été, quand tout le monde rentre de vacances, ça passe très bien. Ensuite, c’est plus compliqué…

LES RISQUES

Autant le soleil est nocif, dangereux et vieillissant pour la peau – représentant même LE principal facteur de vieillissement cutané – autant l’autobronzant ne présente AUCUNE contre-indication, si ce n’est un risque d’allergie, comme tout produit cosmétique, que l’on contre en testant le produit sur une petite portion de peau peu visible.

Depuis les années 80 et la mode du bronzage too much, les spécialistes tirent la sonnette d’alarme : 80’000 nouveaux cas de cancers cutanés sont détectés chaque années, soit trois fois plus qu’en 1980. Ceux-ci comptent parmi les cancers qui ont le plus augmenté ces cinquante dernière années. Une tendance exacerbée par la vague du bronzage artificiel en cabines UV, particulièrement dangereux (lire à ce sujet l’article de l’Institut national du cancer, “Cabines UV et risques de cancers”). Ainsi, les dermatologues n’hésitent plus à recommander à leurs client-e-s adeptes de la peau halée ces autobronzants inoffensifs pour la peau.

Des rumeurs ont circulé, affirmant que les sprays – en particulier les douches auto-bronzantes en instituts – présenteraient un risque d’ingestion et de respiration de la DHA, augmentant les risques d’asthme, d’embolie pulmonaire voire de cancer. D’autres prétendent que les produits pénétrant sous la peau pourraient causer des dommages du système sanguin. Aucune d’entre elles n’a été validée scientifiquement.

Les dermatologues sont donc unanimes, à l’instar du Dr Adam Friedman, directeur des recherches dermatologiques au prestigieux Albert Einstein College of Medicine à New York : “Il s’agit de l’unique moyen sûr d’obtenir un teint hâlé”. Et ce, même à long terme.

Pas de protection solaire !

Attention : l’autobronzant ne protège pas des rayons UV. À l’exception de quelques formules qui incluent un SPF, il ne faudra donc pas oublier de bien protéger sa peau au soleil après application.

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2019-04-16T15:11:29+02:00